Les films argentiques 8mm et Double 8

Dans un monde où les technologies numériques ont envahi notre quotidien, il est parfois bon de revenir aux sources. C’est notamment le cas en matière de photographie et de cinéma, avec les films argentiques 8mm et Double 8. Bien que ces formats soient désormais peu utilisés, ils continuent d’attirer les passionnés qui cherchent à retrouver la magie des images sur pellicule. Dans cet article, nous allons explorer l’histoire de ces formats, leurs particularités techniques et artistiques, ainsi que leur place dans notre époque moderne

La petite histoire du film argentique 8mm et Double 8

film Double 8
film Double 8

Le format Double 8 a été inventé pour faciliter la prise de vue avec des films 8 mm, mais il a également permis aux photographes d’expérimenter la superposition de plusieurs expositions sur une seule image. Ce format a ouvert la voie aux films Super 8, qui sont devenus beaucoup plus populaires en raison de leur commodité pour les films familiaux.

Plus petits et moins chers que d’autres formats tels que le 16 mm ou le 35 mm, les films 8 mm ont permis au consommateur moyen d’accéder à un moyen de capturer des moments spéciaux qui n’était auparavant accessible qu’aux utilisateurs plus professionnels. Grâce à son utilisation répandue, de nombreux artistes de différents domaines ont choisi ce format pour créer des projets personnels en mélangeant l’action réelle avec l’animation et les techniques de montage. Cette période a jeté les bases des films indépendants à petit budget, qui sont encore influents aujourd’hui.

Les caractéristiques techniques du film 8mm

Le film 8mm offre une variété de possibilités techniques, ce qui en fait un support photographique intéressant. La forme originale du film 8 mm a été créée en coupant en deux une bande de film 16 mm, puis en collant les deux parties ensemble pour obtenir une bobine de 15 mètres de long. Plus tard, Kodak a fabriqué des films 8mm prédécoupés qui ont permis aux photographes de se mettre au travail sans avoir à les découper eux-mêmes au préalable. Au départ, ces films étaient créés avec des séquences muettes et pouvaient être équipés de pistes magnétiques pour ajouter du son par la suite.

En 1936, l’introduction des films 8mm couleur a permis de varier encore plus les techniques photographiques et les possibilités artistiques. Au fur et à mesure que ce type de film se développe, les moteurs électriques remplacent progressivement les ressorts utilisés pour enrouler le film, le réglage manuel du diaphragme évolue vers des cellules automatiques couplées à l’appareil photo, et les expositions inversées deviennent également possibles. Aujourd’hui encore, de nombreux passionnés gardent précieusement leurs bobines qui désormais, ont la possibilité de transférer une bobine Super 8.

L’expérience cinématographique du film 8mm

Les films 8mm offrent une expérience cinématographique inégalée par rapport à tout autre type de film. Il est surtout célèbre pour son format classique qui permet à une bobine de 15 mètres d’avoir une durée de 4,10 minutes lorsqu’elle est tournée à 16 images par seconde, ce qui lui donne la possibilité de capturer des plans larges et statiques avec un ratio de 1,36:1 ou proche de 4/3 comme ceux des anciens téléviseurs. Bien qu’il s’agisse d’une forme archaïque du support cinématographique, les films 8mm restent populaires en raison de leur expérience supérieure en matière de numérisation. En fait, nombreux sont ceux qui pensent que la numérisation des films 8mm permet d’obtenir un meilleur rendu que celui des films Super 8, cette qualité en a fait les favoris des cinéastes du monde entier.